Un an après la disparition émouvante de Catherine Laborde, figure emblématique de la météo sur TF1, ses deux filles — Pia et Gabrièle Laborde — ont vu leur héritage familial prendre une dimension profondément symbolique. La grande maison de l’Île‑d’Yeu, ce lieu chéri où leur mère a passé ses derniers instants entourée de ses proches, est désormais à elles.
Catherine Laborde s’est éteinte paisiblement à l’âge de 73 ans le 28 janvier 2025, après dix années de lutte contre la maladie à corps de Lewy, une pathologie neurodégénérative qui l’avait progressivement affaiblie. Autour d’elle, dans cette demeure baignée par la lumière marine, se trouvaient ses filles, leur père Jimmy — ex‑mari de la présentatrice — ainsi que l’aide‑soignante qui veillait sur elle. Cette maison, que Catherine aimait tant et où les rires de ses petits‑enfants avaient souvent résonné, est devenue un sanctuaire intime pour la famille une fois la maladie déclarée.

Dans une interview accordée au magazine Gala, Pia et Gabrièle ont livré des souvenirs bouleversants de ces derniers jours. Elles racontent comment toute la famille s’est organisée pour créer une atmosphère chaleureux et protectrice autour de leur mère, avec de la musique douce, des fleurs fraîches chaque matin et des bougies allumées pour rendre hommage à chaque respiration. Pendant huit jours, elles ont partagé ces instants suspendus, veillant l’une à ses côtés sans relâche, l’autre s’occupant des repas et des courses, dans une routine empreinte de tendresse et de nostalgie.
C’est précisément dans cette maison sur l’Île‑d’Yeu que Catherine a rendu son dernier souffle, entourée de visages aimés. Aujourd’hui, Pia et Gabrièle se rendent régulièrement dans cette demeure qui, disent‑elles, leur permet de sentir la présence de leur mère, comme si l’amour laissé entre ses murs ne s’était jamais effacé. Les enfants de leurs familles y ont passé tant de vacances que chacune de leurs visites ravive des éclats de rire, des dessins d’enfance et des souvenirs précieux — jusqu’à ce que, en ouvrant la porte, ils poussent des cris joyeux évoquant la voix de leur grand‑mère.

Au‑delà de l’héritage matériel, cette maison représente pour les deux femmes un trésor affectif, un lien vivant avec la femme qui a tant marqué les Françaises et les Français depuis des décennies par sa voix chaleureuse et sa présence à l’écran. Elles savourent cette chance unique d’y revenir dès qu’elles le peuvent, convaincues que c’est là, entre ces murs et face à l’horizon marin, que l’esprit de Catherine Laborde continue de veiller sur eux.