L’acteur Bruno Solo, visage emblématique de Caméra Café et personnalité aimée du public français, a offert une image étonnamment intime de sa vie lors d’une récente apparition télévisée. Invité sur le plateau de l’émission Les Maternelles XXL diffusée sur France 5 le 27 janvier 2026, il s’est livré sans détour sur le contraste frappant entre son enfance et le quotidien qu’il mène aujourd’hui avec sa famille.
Bruno Solo, qui a récemment publié Le Voyageur d’Histoire aux éditions du Rocher, est revenu avec émotion sur ses origines modestes. Il a expliqué comment, enfant, il partait en voyage avec son père ouvrier du bâtiment dans des conditions « précaires », sans confort, vivant au jour le jour : on dormait où l’on pouvait, on mangeait quand on pouvait, on se lavait comme on le pouvait. Malgré ces difficultés, lui et sa sœur n’avaient jamais ressenti le manque, un souvenir qu’il garde encore vivant aujourd’hui.

Face à l’animatrice et aux chroniqueurs, il n’a pas hésité à lâcher une formule qui en dit long sur son évolution personnelle et sociale : « Je me suis embourgeoisé par rapport à avant ». Cette phrase, prononcée avec franchise, résume bien le fossé entre le passé simple qu’il a connu et sa vie actuelle. Père de deux enfants — Tom et Angèle — qu’il élève avec sa compagne Véronique, maquilleuse qu’il a rencontrée en 2002 sur le tournage du téléfilm Madame Sans‑Gêne, Solo confesse que les voyages en famille se déroulent désormais dans des conditions bien plus confortables que celles de son enfance.
L’acteur a insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un luxe ostentatoire — il reconnaît d’ailleurs qu’il n’a « pas les moyens » de descendre dans des hôtels cinq étoiles à chaque escapade — mais d’un confort accessible qui transforme profondément l’expérience du voyage. « Quand on a fait quelques voyages avec Tom, Angèle et mon épouse, on les a faits dans des conditions plus confortables que ce que j’ai pu faire moi », a‑t‑il expliqué, avant d’ajouter qu’« à l’époque, si Papa avait eu les moyens de nous faire dormir dans des endroits un peu plus corrects, il l’aurait sans aucun doute fait ».
Au‑delà de ce constat sur le confort matériel, Solo a souligné la valeur profonde des voyages en famille. Pour lui, ouvrir le monde aux yeux de ses enfants reste une priorité : permettre à Tom et Angèle de découvrir d’autres cultures, d’autres paysages et d’autres façons de vivre est selon lui une richesse incomparable. Il considère que la curiosité qu’ils développent grâce à ces expériences est sans doute « la plus belle qualité » qu’on puisse cultiver, une leçon qu’il a lui‑même apprise en chemin.

Cette confidence sur sa transformation personnelle — d’une enfance simple à une vie plus confortable — offre un portrait humain et chaleureux d’un acteur souvent perçu uniquement à travers ses rôles comiques. En se racontant avec sincérité, Bruno Solo partage avec le public une histoire de résilience, d’amour familial et de gratitude, rappelant que le confort n’est pas seulement une question de biens matériels, mais aussi de moments partagés et de souvenirs construits ensemble.