Pour les amateurs de Star Academy et les passionnés de célébrités, il y a un lieu qui en dit long sur les racines familiales et les traditions hors des paillettes : la maison de famille des Goldman en Bourgogne-Franche-Comté. Ce refuge, évoqué par Michaël Goldman, directeur emblématique du télé-crochet musical, représente bien plus qu’une simple résidence secondaire. C’est un pivôt, un point de ralliement où toutes les générations de la famille se retrouvent chaque été, perpétuant les liens tissés au fil des années par l’une des dynasties les plus discrètes mais influentes du milieu artistique français.

Située dans une région au charme tranquille mais qui connaît aujourd’hui une attractivité démographique en berne, cette maison n’est pas dans une métropole animée ou en bord de mer. Non : elle repose au cœur de la Bourgogne-Franche-Comté, une contrée rurale dont la croissance de population est l’une des plus faibles de France métropolitaine, selon une étude récente de l’Insee. Entre 2010 et 2015, la région n’a enregistré que 7 100 habitants supplémentaires, soit une progression démographique presque insignifiante qui illustre la difficulté à retenir ou à attirer de nouveaux résidents.
Michaël Goldman lui-même avait confié à la presse, avec ce ton modeste qui le caractérise, à quel point cet endroit constituait un pilier familial important : « L’été, sa maison de Bourgogne ne désemplit pas. Il faut presque réserver », avait-il ironisé, rappelant que ce n’est pas dans les grandes villes effervescentes que se tissent ses souvenirs, mais bien ici, dans un havre de paix où la musique, les repas partagés et les échanges intergénérationnels rythment les journées.
Cette maison appartient d’ailleurs à sa sœur, la psychologue Caroline Goldman, ce qui renforce encore l’idée d’un patrimoine cher à la famille. Loin des projecteurs et des studios d’enregistrement, c’est autour de cette bâtisse campagnarde que les enfants, les conjoints et les petits-enfants se retrouvent pour créer des instants simples, chaleureux et authentiques.

Pourtant, malgré l’attachement affectif profond qu’elle incarne pour les Goldman, la région qui l’abrite peine à retenir sa population active, notamment les jeunes de 25 à 40 ans, qui sont plus nombreux à quitter la Bourgogne-Franche-Comté qu’à s’y installer, d’après les responsables régionaux de l’Insee. Cette stagnation est principalement attribuée à l’absence d’atouts touristiques marquants comme la mer ou l’océan, souvent moteurs de dynamisme démographique dans d’autres régions françaises.
Pour Michaël Goldman, cependant, la beauté de cette maison ne se mesure pas en chiffres démographiques, mais en qualité des liens familiaux tissés au fil des saisons. À l’ère où les biens immobiliers spectaculaires des célébrités font souvent les gros titres, cette demeure bourguignonne se distingue par sa simplicité, son authenticité et le fait qu’elle demeure le rendez-vous privilégié d’un clan uni, même dans une région qui n’attire plus comme avant.