L’artiste tatoueur brésilien Diabao Praddo , autrefois connu sous le nom de Michel, a repoussé les limites de la modification corporelle en se faisant amputer deux doigts supplémentaires de la main gauche. Cette intervention radicale, qui s’inscrit dans sa quête de toujours pour un look inspiré des extraterrestres, lui a laissé des mains griffues.
Souvent surnommé le « Satan humain », cet homme de 50 ans originaire de Praia Grande a passé des décennies à modifier radicalement son corps. Avec plus de 100 interventions à son actif, Praddo s’est fendu la langue, s’est fait retirer les oreilles et le nez, et a même consommé un de ses propres mamelons. Il s’était déjà amputé des doigts de la main droite et ne semble pas prêt de s’arrêter.

Détenteur d’un record du monde Guinness, Praddo arbore fièrement 33 implants cornés sous-cutanés , un nombre jamais enregistré sur une tête humaine. Associé à des tatouages recouvrant 85 % de son corps, son apparence est le reflet saisissant de sa vision personnelle : devenir quelque chose de « surhumain ».
Bien que ses modifications aient pu compromettre sa carrière de tatoueur, Praddo s’est rapidement adapté, apprenant à travailler avec ses mains transformées. La douleur fantôme demeure un défi, mais il l’accepte comme faisant partie intégrante du processus de transformation. « C’est le prix que je suis prêt à payer », dit-il, considérant la douleur comme indissociable du progrès.

Son épouse, Carol Praddo — surnommée la « Femme Démon » — est à ses côtés depuis plus de dix ans, supervisant et soutenant nombre de ses interventions. Ensemble, ils aspirent à ce que Diabao soit reconnu comme la personne la plus modifiée au monde , une quête commune d’art, d’identité et de dépassement de soi.

Pour Praddo, ce parcours n’a jamais consisté à choquer autrui. Il s’agit plutôt d’incarner pleinement sa vision de ce que signifie être « moins humain ».