Le groupe Armani a confirmé aujourd’hui son décès paisible à son domicile, entouré de sa famille et de ses proches. Pendant des décennies, Armani, affectueusement surnommé « Re Giorgio » (le Roi Georges), a été le cœur créatif et commercial de sa marque, impliqué dans tous les aspects de sa vie, du design au stylisme des défilés. Jusque dans ses derniers jours, il est resté profondément attaché à son travail.
Armani a révolutionné la mode masculine et redéfini le luxe grâce à sa coupe déstructurée et à son esthétique minimaliste, créant une mode d’une sophistication intemporelle. Sous sa direction, l’empire Armani s’est étendu à la beauté, à l’hôtellerie, aux accessoires et à l’art de vivre, devenant une entreprise pesant entre 2 et 3 milliards de dollars.

Son influence a dépassé les podiums. Les hommages ont immédiatement afflué. La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, l’a salué comme « un symbole du meilleur de l’Italie », tandis que d’autres créateurs et célébrités lui ont exprimé leur tristesse et leur admiration.
Une exposition publique aura lieu les 6 et 7 septembre à l’Armani/Teatro de Milan, suivie de funérailles privées conformément à ses souhaits.
L’héritage au-delà de la mode
- La silhouette révolutionnaire d’Armani, avec ses coupes souples et ses costumes puissants, a été lancée avec American Gigolo et a remodelé les tenues professionnelles pour hommes et femmes.
- Profondément inspiré par la culture mondiale, notamment par l’art indien, ce qui a commencé par un voyage en 1994 a culminé avec sa collection capsule achkan 2019 mêlant traditions indiennes et élégance milanaise.
- Son entreprise était fermement ancrée à Milan, mais sa vision était mondiale : apparaître dans des cérémonies de remise de prix, des films hollywoodiens et au-delà, faisant d’Armani un nom familier.

L’homme derrière la marque.
Né à Plaisance en 1934, Armani a d’abord étudié la médecine avant de se tourner vers la mode. Il a bâti son empire à partir des années 1970, travaillant sans relâche et affirmant toujours que son perfectionnisme était peut-être son pire « défaut ». Plus tard, il a admis regretter d’avoir privilégié le travail aux relations personnelles, même s’il laisse derrière lui un héritage d’art, d’élégance et d’émancipation.
Alors que Milan se prépare à célébrer le 50e anniversaire de sa marque, il est clair que l’héritage de Giorgio Armani ne réside pas seulement dans les vêtements qu’il a confectionnés, mais dans la façon dont il a appris au monde à se déplacer avec une confiance tranquille.